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23 mars 2026

Avant, après...

Au commencement était le verbe ...
Débroussailler ... Il allait y avoir du boulot ! (photo ci-contre)
Luc, Michel et Robert, trio assidu quasi permanent le lundi matin, parfois renforcé (ils auraient bien aimé que ce soit "souvent"...) de Nicole, Paul, Anna et autre Michel, (ils auraient aimé être plus nombreux à chacun des 21 épisodes) se sont courageusement mis à l'ouvrage, ardu et de longue haleine.
Ils ont ainsi remis en état les terrasses construites par nos aïeux du 19è siècle pour y planter leurs oliviers, et les ont rendues accessibles aux promeneurs, n'oubliant pas leur confort (réparation du muret pour le petit banc...).
La finition a été assurée par le conducteur du tractopelle municipal, que nous remercions (ainsi que son chef de service, Directeur des Services techniques municipaux).

Aujourd'hui :
Les terrasses et le mur ouest du logis,
bien dégagés (les pierres debout bien visibles),
on attend que l'herbe repousse...
Pour le confort : un banc pour s'asseoir, un muret pour s'adosser et une pente douce pour y accéder
et admirer le paysage...
Avant la finition des terrasses

Ils se sont également mués en épierreurs, pour dégager le socle de la seconde tour, très haute mais étroite (voir l'article du 8 octobre 2025).

Nous avons contacté la DRAC par mail pour une visite sur place et mise en relation avec des archéologues. Nous attendons sa réponse ...

12 février 2026

Pour le confort ...

Les *travailleurs permanents* de ce début du 21è siècle, Luc Pascon, Michel Valentin et Robert Daynac, ont remis en état un muret bâti par les travailleurs du 19è siècle, d'une des *terrasses* alors aménagées (pour y planter des oliviers ?).
Les promeneurs-visiteurs pouront ainsi profiter *confortablement* d'un paysage magnifiqe : entre autres, la *motte castrale* (?) de Livières, dont le château ancien (illustration ci-dessous) fut peut-être une *résidence seondaire* de Guillaume de Nogaret, et le *Bois de Calvisson* (appellation IGN) qui fut autrefois, avant la Révolution, le *bois du Marquis*.


Le muret, avant sa remise en état
Le château de Livières,
au Cadastre Napoléon



Les travailleurs seront heureux d'un retour exprimé par les lecteurs ...
et plus heureux encore si certains viennent les rejoindre.

 

 

18 janvier 2026

Quel était l'usage du vrai château de Guillaume de Nogaret ?

Celui que nous avons découvert et caractérisé (image ci-contre).

Il fut construit, vers l'an mil apparemment, par les vicomtes de Nîmes, les Aton puis Bernard-Aton, qui possédaient dans cette ville un hôtel particulier (aujourd'hui la Trésorerie municipale).
Il est donc vraisemblable que le château de Calvisson n'avait alors qu'une "vocation militaire" (surveiller "le grand chemin" de Nîmes à Sommières ? ... et montrer qu'on surveille ?)

Devenu "logis royal", il est attribué en 1304 à Guillaume de Nogaret et est ainsi décrit par les maçons qui procèdent à l'estimation de la rente :
"... est quedam aula longa ... mensurata de foris habet quatuordecim canas in longitudine ... & parietes dicte domus totius habent in altitudine sex canas ..."
soit en français : "est quelque grande salle longue ... mesurée à l'extérieur [elle] a quatorze canes de longueur (≈ 28 mètres - la cane fait 1,98m en longueur) ... & les murs de la dite maison ont au total six canes (≈ 12 mètres) de hauteur" (vraisemblable pour le mur ouest à cause du dénivelé - ≈ 6 mètres),

Quant à l'aménagement intérieur, il est plutôt fruste : "in cujus capite est una camera cum sua privata camera ... & in alio capite est gurguina quedam ..." ; ... soit, traduit : "à la tête de laquelle est une chambre avec sa chambre privée (des "toilettes" ?) ... & à l'autre tête est quelque petite pjèce (?) ...".

Quand on sait que Guillaume passe l'essentiel de son temps à Paris, où il est mort en avril 1313, qu'il a acheté en 1308 la "Grange de Livières" aux Templiers de Saint-Gilles, puis qu'en 1322 la nouvelle évaluation de la rente mentionne que le logis du Seigneur de Calvisson, alors Raymond 1er de Nogaret, est à Livières, on ne peut que conclure ainsi : pendant le temps des Nogaret, le château de Calvisson n'a pas servi à l'habitation mais n'a été qu'à vocation militaire.

En avril 1377, Raymond II de Nogaret, veuf de Blonde Adhémar de Grignan, épousee Marie Rogier de Beaufort, veuve de Guérin VII de Châteauneuf, seigneur d’Apcher, mère de Raymond d'Apcher.
Le château -ainsi que tous les biens de Nogaret- est légué en cette année 1377 à Raymond d'Apcher, seigneur de Saint‑Alban (aujourd'hui -sur-Limagnole) puis arrive en 1409 dans les biens de la famille de Murat, quand Blanche, fille aînée de Raymond et de Bourguine de Narbonne, épouse Renaud II, vicomte de Murat.
Pendant toutes ces années, il est peu probable que le château ait servi d'habitation ; il est au contraire vraisemblable qu'il a conservé sa "vocation militaire".

Le château -et tous les biens- arrive dans la famille de Louët en 1438 quand Marguerite de Murat, fille unique survivante de Renaud et Blanche, épouse Louis de Louët.  

En mars 1445, on trouve dans deux actes notariés "Maurille Guibert Capitaine du château" comme témoin, et en septembre 1462, "noble Jacques Latouche, Capitaine du château" est cité comme "receveur' du Baron Louis de Louët et de son épouse dame Marguerite de Murat, absents à l'acte.
Puis dans les annés 1480-90 quelques actes passés "au château" dans la grande cour, dans la grande salle ou dans la grande chambre ; mais la plupart concernent des personnes tierces sans mentionner la présence de Louët.

Le 26 décembre 1479, l'absolution est donnée à Louis de Louët (au moment de son décès ?... Guillaume de Louët accepte l'hoirie sous bénéfice d'inventaire le lendemain...) au château de Caveirac. ... Y habitait-il ?...

Beaucoup plus tard, le 28 septembre 1540, le Baron Jean de Murat et Calvisson fait construire une "establarie" pour abriter les chevaux, près du château et près du portail de la muraille (Merci à Nicolas Lawriw d'avoir transcrit et numérisé cet acte) ; complémentaire à l'écurie du château et de même "confort", 18 mètres de long...
L'écurie "principale" était-elle pleine ? Occupée par les chevaux "militaires" ?

En septembre 1547, le même Baron baille à Pierre Quatre la garde du château, moyennant 4 salmées de blé et un vaisseau de vin ; le Baron "fournira chambre garnie", Quatre "sera tenu de demeurer audit château et pourra prendre le bois pour son chauffage dans le devois dudit seigneur".
Puis, en août 1555, la garde est confiée à Jean Pupin, qui sera tenu de "tenir bonne geôle".
Ces baux signifieraient-ils que le Baron n'habitait pas au château ?

En novembre 1571, Marguerite de Castelane, veuve de Pierre de Louët, douairière de Calvisson, mère et tutrice de Jean (II) de Louët, passe un accord notarié (Encore un Merci à Nicolas Lawriw) avec Jean de Fons, conseiller au Présidial de Nîmes, à qui elle reprochait, par procès à procédure compliquée, d'avoir construit un moulin qu'elle disait porter préjudice au château : de Fons pourra construire son moulin, en reconnaissant qu'il est bâti sur un "vacant" appartenant au Seigneur de Calvisson, et moudra gratuitement chaque année 8 salmées de blé "au châtelain qui se tiendra au château".
Cette formulation signifierait-elle qu'aucun Louët n'habite le château au moment de l'accord ?

Victime des guerres de religion, le château est pris en janvier 1573 et occupé sans être détruit par les catholiques royalistes de Henri Ier de Montmorency, Maréchal de Damville, gouverneur de Languedoc (vient alors une question : Louët étant catholique, son château était-il occupé par des *militaires protestants* ?) ;
le même Maréchal de Damville qui, gouverneur déchu et passé dans le camp des "confédérés religionnaires", ordonnera en février 1575 de le démanteler entièrement ; ce qui sera fait à partir de septembre 1575.
Le démantèlement d'un château *catholique* ?

↠ *De tout ce que dessus*, doit-on ? peut-on ? conclure que ce château n'a jamais servi à l'habitation mais a toujours été à *vocation militaire* ? Contrairement à ce que l'on pensait (espérait ?) auparavant ?

Blasons
Bernard-Aton VI
Nogaret
Apcher
1è brisure
Murat
2è brisure
Louët
3è brisure
Calvisson
Marquis
puis Commune
Blason de Calvisson : d'azur à trois pals d'or, les pals d'azur chargés chacun de quatre roses d'argent (qui est de Louët) ; à la grande losange brochante et écartelée : aux 1er et au 4e d'argent au noyer terrassé de sinople (vert, qui est de Nogaret), au 2e losangé d'argent et de gueules (rouge, qui est de Murat), au 3e de gueules au château d'or sommé de trois tours du même, maçonné de sable (noir), la tour du milieu plus élevée que les deux autres (qui est d'Apcher) ; sur le tout, d'or à trois lambels (3 "brisures") de gueules, l'un au-dessus de l'autre.


Addendum : Le château "Louët 1597"

D'avril à septembre 1597, le Baron Jean II de Louët *ferraile* avec les consuls et obtient finalement *l'autorisation* de construire son nouveau château.
Ce sont les vestiges visibles aujourd'hui sur *la colline du château*, faussement nommés "château de Guillaume de Nogaret" mais inscrits comme tels par la DRAC au "casier archéologque" depuis 1949 (croquis ci-contre de 1946, extrait du dossier de classement).

On dit que le Baron présuma de ses finances, que le château ne fut jamais achevé et qu'il servit de *carrière de pierres* aux habitants.
On écrit que le meunier Valz y construisit en 1714 un moulin à vent, encore visible aujourd'hui (dépouillé de ses ailes) après avoir été transformé en mausolée au début du 20è siècle. Mais...

Pour mémoire ... Lors du"combat de Calvisson", en mai 1629, l'infanterie du Duc de Rohan (R.P.R.) fut assiégée dans le château par les troupes du Maréchal d'Estrées (catholique) dans une "attaque [qui] dura depuis deux heures après midi jusqu'à la nuit" ; ... des murailles protégeaient-elles les assiégés ?

Les registres consulaires puis municipaux ne mentionnent rien de ce château jusqu'à un procès-verbal de mars 1798 qui cite "sur la montagne qui domine notre commune ... un vieux château ... découvert (= sans toit) a des souterrains et des pièces au rez-de-chaussée sous lesquelles on peut s'y mettre à couvert du mauvais temps ...".
Ça ne ressemble pas aux vestiges actuels. Et où serait la place pour les ailes du moulin à vent ?

Puis, en 1838, Calvisson répond ainsi à un questionnaire préfectoral "pour servir à la statistique générale du Gard" : "... un moulin à vent qui fut construit en 1798 sur les ruines d'un ancien château qui ne fut jamais couvert. Ce château fut vendu par M. de Nougaret Seigneur de Calvisson, au nommé Jean Fosse Meunier qui le fit démolir pour y construire un moulin."
Une version "officielle", livrée par Calvisson peu de temps (à l'échelle de l'Histoire) après les événements, très différente de la version grand public *Valz - 1714*.

Quant au moulin "de Valz"...Rien ne figure pour 1714. Mais une délibération consulaire du 18 mars 1754 apporte le soutien de la Communauté à "Pierre Valz boulanger" dans un procès que le Marquis lui intente pour un terrain "près le fort vieux" à lui adjugé par "bail du 26 juillet 1748" sur lequel Valz "a édifié un moulin à vent très utile pour le public" ; lequel bail porte sur "un vacant ... situé au quartier dit le château vieux du côté du couchant et y laissant de long en long du vendroit au midi quatre-vingts pans (≈ 18m) de distance du mur ... qui contiendra trois quartons (≈ 1200m2) ou environ confrontant du levant [cette limite] du couchant les patus et une petite draye du vendroit un petit chemin qui va à Palanquine et Gilly Mejan du midi le chemin allant de Calvisson à Canteperdrix et au moulin du pioch ... ".
→ 1748, 18 mètres à l'ouest du château vieux (celui démantelé en 1575 ?), 1200 mètres carrés ... c'est très différent de 1714, sur le château (neuf ?), sans superficie ...

08 octobre 2025

La seconde tour

Les "débroussailleurs habituels" (photo ci-contre)., Luc Pascon (qui tient l'appareil photo), Michel Valentin (au centre des trois) et Paul Schott (à droite), épaulés par le "petit nouveau" Michel Gauthier (à gauche), ont repris courageusement leur ouvrage ce lundi 6 octobre au matin, "à la fraîche". Merci à eux !

Ils se sont alors mués en "épierreurs-nettoyeurs", conformément au programme défini pour cette nouvelle saison de travaux (les bonnes volontés supplémentaires sont toujours les bienvenues).

"Épierreurs", en dégageant les pierres, qui ne présentent aucun intérêt en elles-mêmes (les belles pierres de parement ont disparu depuis longtemps...), amassées par le démantèlement en 1575 de la grande salle et de la tour ; "nettoyeurs", en disloquant la poussière agglomérée par les intempéries depuis ce démantèlement (ils n'ont pas trouvé de "mobilier", ce qui semble logique dans de la simple poussière d'intempéries).
Ils ont pris soin de circonscrire les travaux au périmètre et au socle de la tour, pour ne pas "s'enfoncer dans des couches archéologiques".

Ils ont ainsi mis au jour le socle de la 2è tour, instable car haute de quelques 22m mais large de 4,5m seulement, et par conséquent confirmé l'emplacement de la grande salle (aula) qui constituait le véritable château de Guillaume de Nogaret, et qui servait vraisemblablement d'appui à cette tour (illustration ci-contre : la tour est en jaune, la grance salle en bleu).

Ils se sont dit : rendez-vous dans une semaine, même jour, même heure, même lieu, ... avec l'espoir d'être plus nombreux...

Nous espérons découvrir prochainement l'entrée de cette grande salle et son chemin d'accès.

16 décembre 2025 - Sur dénonciation d'une voisine du château, la DRAC nous a intimé l'ordre de cesser "ces creusements". Bien évidemment, pour éviter les ennuis, nous obtempérons.


Galerie photos

6 octobre 2025 - le socle de la tour
6 octobre 2025 - le même sous un autre angle
remarquez les "degrés" à droite de la photo
6 octobre 2025 - les "degrés" sous l'angle inverse
13 octobre 2025 - Toujours ces "degrés"
Le départ d'un escalier ?
La flèche pointe vers la grande salle du logis
13 octobre 2025
Deux "épierreurs-nettoyeurs" en plein travail...

23 mai 2025

Une aire de battage ?...

Les "débroussailleurs" de Calade, en chantier d'insertion, ont mis au jour un replat cerné pour partie de murets, qui ressemble fortement à une aire de battage (1ère photo ci-contre, prise en mars 2024, vraisemblablement par Luc Pascon).
Son emplacement est matérialisé par le point doré (2ème photo ci-contre, copie d'écran Géoportail) ; le moulin-mausolée est au point blanc, le "logis Nogaret" au point rouge.

En septembre 2019, Nicolas Lawriw, adhérent de notre association, paléographe émérite et historien amateur très éclairé, a transcrit un "prix-fait" d'août 1546 passé devant le notaire Jean Bertrandi de Calvisson par lequel "puissant seigneur Jehan DE MURAT DE CALVISSON seigneur et baron de Calvisson a baillé à Pierre GASANHON dudit Calvisson … pour aplaner l'aire qui est près le chasteau de Calvisson … de rondeur (= périmètre) de trente trois canes (≈ 66 mètres) et de longueur de onze canes (≈ 22 mètres) et de largeur de huit canes (≈ 16 mètres) ... et mettre de l'argile [sur] deux pans (≈ 44 centimètres ?) de hauteur et icelle argile piquer ... et mettre … ladite aire en ordre et en tel point, qualité et état que les blés et grains s'y puissent calquer (= être foulés au pied) commodément … Item mettre des pierres alentour de ladite aire [sur] la hauteur de deux mains ouvertes ou autre plus grandes hauteur et largeur [de façon à ce] que la terre ne puisse entrer dedans".

Très précis, comme l'étaient alors tous les contrats.
Reste à mesurer sur place, pour voir si ...

17 avril 2025

La seconde tour

Pour rappel, dans l'évaluation faite en 1304 de la rente allouée à Guillaume de Nogaret, les maçons ont décrit trois bâtiments : un logis royal et deux tours, dont la seconde, mesurée en cannes et palmes (mesures alors en vigueur à Calvisson), aurait 21,78 m de hauteur, 4,48 m de large et 1,98 m de "creux".

Jeudi 10 avril dernier, Luc Pascon, Paul Schott et Nicolas Lawriw, trois adhérents de l'association, ont fait apparaître, en dégageant des végétaux débroussaillés, les bases d'un bâti qui semble être cette seconde tour.
Le "creux" a été mesuré "sur le terrain" à 2,07m x 1,96m.

Elle est apparemment adossée au "logis royal" pour une question de stabilité. Son emplacement figure en doré sur le croquis ci-contre.

29 mars 2025

Projet de panonceau pour le cheminement piétons - 2è exemple

Un panonceau que nous pourrions envisager pour un bâtiment emblématique de l'histoire de la Ville.

Projet de panonceau pour le cheminement piétons - 1er exemple

Un panonceau que nous pourrions envisager sur le parking du 8 mai, au départ des cheminements piétons et automobiles vers le château.

Nous verrons plus tard comment notre projet peut rejoindre celui de la Mairie et du PETR Vidourle-Camargue, qui semblent n'être aujourd'hui qu'au stade de la simple ébauche.

13 janvier 2025

Les couleurs de Calvisson

À gauche, le "drapeau-colonel" du Régiment de Calvisson, régiment d'infanterie (re)levé en 1635 par le Baron (pour le siège de Valenza ? aujourd'hui, en français, Valence-sur-Pô, dans le Piémont, en Italie), en continuation du régiment "d'hommes de pied" qu'il avait déjà levé en 1622 (pour la première des trois "guerres de M. de Rohan" ?).
Son histoire est contée ici.

Ci-dessous, le bandeau du site Internet de la Mairie de Calvisson.

Les couleurs jaune-orange et vert sont vraiment très proches (celles du logo sont un peu plus "pastel") → Réminiscence ? Filiation ?
 

30 décembre 2024

L'abri de Zozo

Une historiette, basée sur une idée de Luc Pascon



Un "lieu emblématique" pour les Calvissonnais Anciens, situé sur le chemin Guillaume de Nogaret, parfois surnommé "le raidillon de Zozo", à l'ouverture du chemin qui mène aujourd'hui à l'entrée des vestiges du château, proche de la "tour éclatée" (c'est la "turris major" décrite par les maçons ayant évalué en 1304 la rente allouée par le roi Philippe IV "le Bel" à Guillaume de Nogaret).


On ne sait pas quand il a été construit ; mais sur une photographie aérienne de 1962 de "Remonter le Temps – IGN", il semble n'avoir pas de "toit".

On dit qu'il fut bâti pour que les Anciens puissent alors, surtout en hiver dès le matin, profiter de la chaleur du soleil en admirant le paysage (et "en refaisant le monde" ? -NDLR-)

Pourquoi "de Zozo" ? Nul ne le sait, là encore …
Dans les dictionnaires, "zozo" a toujours une connotation péjorative, ce qui ne semble pas correspondre à la destination de la construction.
La définition semblant la plus appropriée est celle du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales, que l'on trouve sur Internet : "Zozo est issu, avec déformation, du redoublement de la première syllabe du prénom Joseph, pris par antonomase (ici : désignation d'une personne par le nom d'un personnage typique) pour désigner une personne naïve, niaise".


Luc Pascon et Guy Serre sont intéressés par toutes les idées que vous aurez en lisant cet article.
Merci d'avance

13 décembre 2024

Découvertes du débroussaillement

Les débroussailleurs ont beaucoup et bien travaillé. Et ils ont fait des découvertes ... Ils se sont alors mués en arpenteurs et en métreurs ...

Petit rappel ... On ne sait pas où était le "château de Nogaret", mais les maçons de l'année 1304 l'ont décrit pour l'évaluation de la rente : un "logis royal" de quelques 28 mètres de long avec des murs d'environ 12 mètres de haut, et deux tours ; la "turris major" (environ 19 mètres de haut) ayant quelques 7,40 mètres de large (en carré vraisemblablement pour un bâtiment "de l'an mil") et une autre tour (presque 22 mètres de haut) de 4,5 mètres de large (aussi en carré).

Les mesurages faits pendant les travaux (les hauteurs ne peuvent bien évidemment pas être retrouvées sur le terrain aujourd'hui, d'autant que les bâtiments furent démantelés en 1575) nous permettent d'avancer une hypothèse de situation de ces bâtiments ; elle est retracée dans l'image en tête de cet article.

Le débroussaillement se poursuit ("petites mains", tant féminines que masculines, bienvenues pour aider à dégager les coupes). Peut-être pourrons-nous détecter le chemin originel d'accès au logis...

26 février 2024

La fin de vie du château

Dans le registre des délibérations municipales,
on trouve à la date du 22 mars 1798 ce procès verbal (V° Brozer) :

"Cejourd’huy deuxième jour du mois de germinal de l’an six de la République /dans la maison commune/ nous Antne Porte agt ml p. et Antne Deimon adjt ml {Antoine Porte agent municipal provisoire et Antoine Deimon adjoint municipal} de la commune de Calvisson disons que sur la montagne qui domine notre commune et qui en est à la distance de la portée d’un coup de fusil il y a un vieux château qui quoique découvert a des souterrains et des pièces au rez-de-chaussée sous lesquels on peut s’y mettre à couvert du mauvais temps que là il s’y rend presque journellement cinq hommes de la Commune qui sont sous des mandats d’arrêt depuis environ un mois … (suit la description des méfaits de ces cinq hommes et de leurs familles)."

* * * * * * * * *

Ainsi, en mars 1798, le château est toujours °debout° mais sans toit (a-t-il eu un toit auparavant ?) ; il y a un rez-de-chaussée donc, logiquement, un °premier étage° avec un °plancher° entre les deux sous lequel "on peut s’y mettre à couvert" ; donc des murs suffisamment élevés pour deux niveaux …


Les Archives départementales du Gard ont mis en ligne un document qu’elles datent de 1838 :
un questionnaire "Statistiques" adressé par la Préfecture à toutes les communes.

Le °représentant délégué° de notre commune, non identifié et qui n’a pas signé, répond comme suit aux questions n° 2 et n° 3 du paragraphe "Histoire" sur l’existence et l’état des "monumens (sic) les plus anciens de la commune" :
- n° 2 : "Des restes de vieux rempart qui entoure une citadelle ; l’on y voit aussi des blocs de bâtisse renversés par l’effet de la mine ; la citerne qui servait pour la consommation de l’eau pour la citadelle est très bien conservée".
- n° 3 : "Il existe 150 mètres de rempart du côté du couchant haut de 2, 3, 4 et 5 mètres bien conservés, qui sont les restes du rempart qui entouré (sic) une citadelle, formant un mamelon qui est au pied de la montagne des moulins à vent et à son levant, au sommet de ce mamelon il y a un moulin à vent qui fut construit en 1798 sur les ruines d’un ancien château qui ne fut jamais couvert. Ce château fut vendu par Mr de Nougaret seigneur de Calvisson, au nommé Jean Fosse Meunier qui le fit démolir pour y construire un moulin".

* * * * * * * * *

Une réponse de grande précision sur l’état de ce qui étaient déjà des vestiges, sur leur propriété et la construction, alors °récente°, du moulin assis sur ces vestiges …


Ces deux documents/éléments invalident totalement les allégations ressassées en boucle et sans référence par diverses publications locales ayant pour ambition de narrer l’histoire de la commune, ainsi que par plusieurs sites Internet °grand public° ou plus confidentiels et, hélas, celui de la Mairie.

Le château °Louet 1597°, qui, certes, ne fut jamais achevé, ne servit pas de carrière de pierres aux habitants ; il fut démoli, en 1798 seulement, par son propriétaire.
Le moulin qui se trouve au sommet des vestiges ne fut pas construit en 1714 par un meunier/boulanger qui aurait été nommé Valz ; il fut construit en 1798 par le meunier Jean Fosse, alors propriétaire du château. Un moulin construit avec les pierres du château ?…

13 février 2024

Ils ont écrit / parlé de nous

Nous avons intéressé des journaux et la radio, qui nous ont fait bénéficier de quelques articles et reportage :

- Midi Libre (correspondant pour Calvisson) ;
- Objectif Gard 
- France Bleu Gard Lozère

03 août 2023

Sur le chemin Guillaume de Nogaret

Un chemin qui aujourd'hui mène °hors la ville°, vers les vestiges du château, les moulins du Roc de Gachone, et qui se poursuit jusqu'à Congénies (en passant à/près de la Cabane du Capellan).
Mais avant l'an 1500, c'était vraisemblablement l'accès principal à la Ville, alors établie sur la butte où sont ces vestiges, butte nommée "fort vieux" au compoix de 1588.

On y trouve diverses traces, anciennes, de constructions, d'occupations, de travaux. Pour exemples :

À l'entrée du chemin caillouteux,
la base d'un mur ancien barre le passage
Un peu plus haut, l'alignement d'un mur
et des emmarchements (des pas d'âne ?)
Toujours des alignements de murs
et des drains pour canaliser les eaux de pluie ?
Un seuil au débouché du Sentier des Meuniers,
et la base d'une guérite pour surveiller une porte ?
Avant d'arriver au chemin vers les vestiges
toujours des alignements de murs
et des bases de piliers ?
Au-delà de ce chemin
(autrefois placé derrière une "barrière" ?)
les alignements de murs continuent ...

puis ces alignements cessent ... passé l'extrémité du prolongement du grand mur.
Aurions-nous alors été °hors la ville° ?

* * * * * * * * *

Il y a d'autres °accidents de terrain° sur ce chemin, vraisemblablement victime de plusieurs éboulements. Relevé GPS et mesurage pourraient être intéressants et, peut-être, instructifs. À défaut de pouvoir dater...
Quand le temps sera redevenu moins chaud ...

23 avril 2023

BIENVENUE ! 

Site en construction